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LEADERSHIP ORGANISATIONNEL ET HUMANITAIRE

LEADERSHIP ORGANISATIONNEL ET HUMANITAIRE

Articles on : Organizational and Humanitarian Leadership (French & English) since 2017.

Coronavirus (COVID-19): L’impact de la pandémie sur la réponse humanitaire et tentatives de réadaptation stratégique en Afrique.

1.Contexte difficile

Le début de cette année 2020 est marqué par l’expansion de la pandémie du COVID-19 dans nombreux pays. A part les conséquences néfastes au niveau social, économique, éducatif; la situation humanitaire s’est compliquée de nouveau.

En date du 3 février 2020, le COVID – 19, s’est propagé dans 24 pays, infectant plus de 17 000 personnes, dont 99 % en Chine, et en Avril c’est presque tout le globe terrestre qui en est envahi. Pour rappel, en date du mercredi 25 mars 2020 le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres avait déclaré ce que « la pendemie de coronavirus menace l’humanité entière ». Cette situation risque d’affecter plus de 100 millions de personnes qui dépendent de l’aide humanitaire.

Voici les défis auxquels l’action humanitaire se voit confrontée en ces moments :

  • Fermeture des frontières,
  • Confinement des populations,
  • Interdiction des rassemblements,
  • Mise en quarantaine de certaines personnes,
  • Prise en charge médicale difficile par manque des respirateurs,
  • Réduction de la mobilité sur terrain,
  • Nouveaux besoins en masques dans les sites et camps des réfugiés et déplacés,
  • Suspension de vols en provenance d’Europe et autres pays donateurs,
  • Proximité des réfugiés et déplacés dans des camps avec risques de contamination massive,
  • Faiblesse de la réponse médicale aux alentours et dans des camps et sites,
  • Persistance des conflits armés réduisant l’acheminement de matériel médical, de vivres ou tentes dans certaines zones,
  • Haute exposition et vulnérabilité des personnes âgées, agents de santé, malades et femmes enceintes,
  • Diffusion des Fake News sur les réseaux sociaux ;
  1. Quelques limites aux mesures prises

Face à l’incertitude, il est question que tous les acteurs des tous les niveaux collaborent dans la recherche des stratégies et adaptation des priorités aux nouveaux défis. Mais bien que quelques mesures puissent réussir, il y a celles qui ne peuvent pas réussir. Pourquoi ? Parce que pour l’aide humanitaire, il y a celles qui exigent que nous soyons à côté des bénéficiaires ou que ces derniers aient des ressources financières suffisantes.

Dans la foulée, il y a des actions/réactions suivantes :

L’OMS est entré en contact avec les autorités de certains pays en vue de mettre en place des plans d’urgence pour des ripostes rapides.

 

            Mais, cela n’est pas encore adapté aux camps et sites des déplacés et réfugiés demeurant dans certaines zones isolées.

 

La recherche d’un éventuel vaccin contre le COVID-19 et tergiversations sur la Chloroquine suggérée comme médicament.

 

          Ceci continue de susciter des contradictions quant à l’échantillonnage et lieu d’expérimentation (l’Afrique restant sceptique).

 

Diffusion des certains messages de prévention sur les réseaux sociaux tels qu’Internet, Google, Facebook, Twitter, Watsap.

 

                      La plupart de réfugiés et déplacés vivant en pauvreté n’ont  pas accès aux réseaux sociaux, et ceux qui en ont n’échappent pas aux Fake News.

Mise en place des mesures de télé-travail pour certains services ettaiques et ONGs.

 

                      Ceci n’est valable que pour les réunions. Ça ne peut en aucun cas répondre au besoin du bénéficiaire qui a besoin réel de l’eau, NFI, médicament, etc.

 

Mise en place des chaines d’approvisionnement et de logistique humanitaire en faisant priorités aux avions et navires des fret sans passagers (équipements de protection individuelle, des produits de diagnostic, médicaments essentiels, Food)

 

                      La distribution sera de fois difficile car elle exigera la présence physique des distributeurs d’aide même si les risques peuvent être réduits avec l’utilisation des masques et autres mesures hygiéniques.

Mise en place des mesures préventives de prélèvement de température aux entrées des sites et camps, ONGs et bureaux de l’Etat.

 

                              Vu que l’incubation du COVD -19 est de 1- 14 jours, rien ne garantit que tous ceux qui ont une température basse ne peuvent pas être malades.

 

Usage des mesure hygiéniques (désinfectants, lavage des mains au savon, masques …) dans différents milieux pour réduire les risques de contaminations.

                               Ces moyens exigeant des moyens financiers, la plupart des réfugiés et déplacés ne peuvent pas être capables de s’en procurer. Il faut intégrer ces aspects dans la catégorie de l’aide humanitaire à apporter aux bénéficiaires.

  1. Conclusion

L’arrivée du COVID-19 reste un défi majeur vu son impact négatif incomparable sur toute la réponse humanitaire à tous les niveaux. Nous sommes en face d’un problème mondial qui exige la conjonction des efforts de tous sans oublier que les bénéficiaires doivent être au premier plan de la sensibilisation. Il faudra une intégration des nouveaux intrants dans la réponse humanitaire comme les désinfectants, lavage des mains au savon, masques. Bien que la distanciation sociale vaut, il reste encore à évaluer son impact pour les réfugiés et déplacés qui de fois sont en proximité. Les donateurs de fonds humanitaires en collaboration avec l’ONU devraient mettre des moyens suffisants sur la détermination du médicament efficace. Le test du vaccin exige une certitude tel que son impact ne pourra pas de nouveau soulever des vagues de protestations à la vue des diverses rumeurs qui courent en Afrique. 

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