Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
LEADERSHIP ORGANISATIONNEL ET HUMANITAIRE

LEADERSHIP ORGANISATIONNEL ET HUMANITAIRE

Articles on : Organizational and Humanitarian Leadership (French & English) since 2017.

Leadership Humanitaire : Analyse participative des capacités et des vulnérabilités incluant le Genre pour la réussite des projets humanitaires et de développement.

I. L’Analyse Participative et notion du risque

  1. Notion du risque
    1. Quelques definitions

a. Le risque est un événement susceptible de survenir qui, si c'est le cas, pourrait affecter votre capacité de maintenir la paix et la sécurité.

Événement susceptible de causer du tort ou de mettre en péril la sécurité de votre personnel et d'endommager ou détruire les biens ou la réputation des acteurs.

Le terme « risque » véhicule l'idée qu'un programme ou une opération est susceptible d'évoluer autrement que prévu.

b. La menace : signifie la présence d’un élément pouvant occasionner les graves conséquences s’il entrait en jeu.

c. L'impact d'un risque : Il peut retentir sur de nombreux facteurs, individuellement ou collectivement, par ex. les personnes, la sécurité, l'impact du projet, le budget, les délais, les activités, la réputation, etc.

Impact : si un tel risque venait à se concrétiser, quel serait son impact (sur une échelle allant de bénin à catastrophique) ? L'évaluation de l’impact doit tenir compte de toutes les manières dont le risque peut affecter la protection.

d. Probabilité : quel est le degré de probabilité qu'un tel risque se concrétise (sur une échelle allant de peu probable à très probable)

    1. Stratégies de gestion du risque
  • Anticipation ou prévention : identifier les causes et agir de manière à réduire la probabilité que le risque ne se concrétise ;
  • Délégation : charger d’autres personnes d’assumer les risques et les conséquences en confiant la responsabilité de l'activité comportant le risque à quelqu’un qui est capable d'y faire face ;
  • Réaction et planification d'urgence : mettre en place des actions rectificatives visant à minimiser ou compenser l'impact du risque si ce dernier vient à se matérialiser.
  1. Le secret pour augmenter la capacité de résilience et réduire les risques de catastrophes.

Si beaucoup d’organisations étatiques et non gouvernementales échouent de réduire des risques de catastrophes et de la promotion d’une culture de résilience aux catastrophes, il y a deux éléments qui les échappent. Il s’agit de notamment de : i) bien connaître les aléas et les vulnérabilités physiques, sociales, économiques et environnementales aux catastrophes auxquelles sont confrontées la majorité des sociétés ; et ii) la manière dont ces aléas et ces vulnérabilités évoluent à court et à long terme. Une fois les connaissances acquises sur ce risque, il suffira d’entreprendre des actions y relatives. La méthodologie offre suffisamment de flexibilité pour pouvoir adapter les objectifs et les outils de manière à traiter les questions les plus pertinentes pour chaque communauté.

  1. Avantages de de considérer les risques par analyse du contexte

Par accoutumance, les catastrophes ne viennent pas au hasard. De fois, ils sont pressentis, pecus de loin d’une manière ou d’une autre. Si les organisations négligent cet aspect, elles ne devraient pas s’attendre à ce que projets humanitaires et de développement réduisent la vulnérabilité des populations. Plutôt, cela se fera que l’aggraver ! il suffit de se référer au Cadre d’Action de Hyogo (2005-2015) adopté par 168 pays en janvier 2005 pour mieux savoir combien comprendre les risques est mise en avant dans.   

L’analyse du risque par étude du contexte par de l’étude des besoins des population, facteurs de vulnérabilités, parties prenantes, culture locale, capacité locale, infrastructures, sécurité environnementale, leçons apprises, évènements passes, réponses données aux évènements passes, facteurs clés (politiques, économiques, géographiques, idéologiques, psychologiques, ethniques, socio culturels, …).

  1. Qui est charge de faire une analyse des risques ?

Si nous voulons mieux faire l’analyse des risques, il suffit de considère que cette responsabilité ne relève pas d’un seul acteur. C’est une participation qui implique toutes les parties prenantes. Il faut une participation large. Qui sont concernés alors ?

  • L’Etat par ses départements spéciaux ;
  • Les organisations humanitaires ;
  • Les associations locales,
  • Les groupes de pression (société civiles, groupements à caractère scientifiques, …) ;
  • Les médias ;
  • Les communautés religieuses,
  • Associations feminines;
  • Etc.
  1. Quelles sortes des risques ?

Toute personne avisée sait tout projet humanitaire exécute sans analyse des risques est en soi vulnérable. Par conséquent, les bénéficiaires deviennent plus vulnérables lorsque même la réponse qui leur était destinée est en danger.

Le concept central d’analyse des risques devra être compris ici comme une méthodologie visant à déterminer la nature et l’étendue des risques, en analysant les aléas potentiels et en évaluant les conditions existantes de vulnérabilité dont la combinaison peut potentiellement affecter la population, leurs biens, les services, les moyens de subsistance et l’environnement dont elles dépendent. Par conséquent, il est souhaitable d’aller plus loin que les risques de catastrophes et envisager d’autres tels que :

  • Les risques sécuritaires,
  • Les risques politiques,
  • Les risques écologiques ;
  • Les risques de tensions communautaires,
  • Les risques épidémiologiques,
  • Les risques électoraux,
  • Ls risques économiques (inflation, …),
  1. L’Analyse Participative des capacités locales

 

  1. Analyse des capacités locales de résilience

Évaluation participative ne vise pas à identifier les risques et se limiter par là. Plutôt il s’agit de procéder à un diagnostic impératif pouvant aider les parties prenantes à répondre en temps réel pour réduire la vulnérabilité des populations. Toute cela doit se faire en tenant compte des aspects du genre.

 

Le rôle des experts est alors celui d’appuyer la communauté à produire sa propre analyse des risques existants et à identifier les mesures spécifiques à prendre en vue de réduire ces risques.

Exemples :

  • L’analyse sur la probable éruption d’un volcan doit être analyse avec un plan communautaire d’évacuation,
  • L’analyse sur la présence des groupes armes pouvant s’affronter en pleine cité, peut être suivie par un plan local de protection communautaire,
  • L’analyse sur l’explosion d’une épidémie peut être suivie sur un plan ou stratégie de réduction d’expansion de la maladie en zone non encore touchée ;

Toute analyse des risques de la vulnérabilité incluant les capacités locales (au sein d’une communauté) à faire face au problème identifié permet de savoir ce qui est faisable ou non. Une fois faite avec toutes les parties prenantes, cette analyse donne confiance car étant le résultat de toutes les forces, de tous les attributs et de toutes les ressources présentes au sein d’une communauté, d’une société ou d’une organisation, et qui peuvent être utilisés pour atteindre les objectifs fixés d’un commun accord. C’est une analyse « fait maison » qui n’est ni une évaluation externe ni imposée ni imaginaire ou bureaucratique.

  1. L’analyse de vulnérabilité et des capacités dans le cycle du projet

Le projet humanitaire ou de développement qui tient compte de la participation est moins expose aux risques et aléas. Comme réponse a un problème identifie, le projet lui-même n’apporte pas d’autres problèmes, mais il contribue à les réduire.

Ainsi, une bonne analyse des capacités et de vulnérabilités doit se faire dans toutes les phases du projet à savoir : i) la formulation des politiques et stratégies, ii) l’analyse, iii) la planification, iv) la mise en œuvre, v) le suivi et l’évaluation des activités. L’avantage que cette stratégie revêt est qu’elle permet également la pleine implication des acteurs clé dans l’identification des stratégies pertinentes et la planification, l’exécution et l’évaluation. Elle entrevoit les chances de succès du projet, ainsi que la durabilité des résultats en impliquant les acteurs dans toutes les phases.

A mesure que le projet se continue et que les premiers résultats sont enregistrés, le niveau des risques devrait diminuer – du moins si aucune catastrophe ou autre évènement malveillant n’a un impact sur la communauté. Quel que soit le scénario, il est pertinent d’appliquer les outils en tant que partie intégrante du suivi et de l’évaluation du projet. Cette méthode mise à jour permettra de mettre en lumière les progrès réalisés et d’identifier les ajustements nécessaires en temps réel. Il est bon également, pour la phase d’évaluation finale, de mesurer si le projet a été un succès et s’il aide à identifier d’autres priorités d’action.

  1. Assurer une bonne communication

La communication revêt d’une importance capitale dans l’analyse des vulnérabilités et des capacités. Toutes les parties doivent se rassurer qu’elles aient la même information et en temps réel. La coordination de comment la fluidité de l’information sera gérée au sein des parties prenantes, et comment chacun d’eux traitera les plaintes est d’une importance capitale. L’information est le nerf de l’action car sans information, il est impossible de savoir quoi faire, et comment. Il faut aussi garder à l’esprit l’importance du partage et de l’intégration des données (y compris celles collectées par d’autres parties prenantes). Comment faciliter la bonne communication ?

C’est par les moyens suivants :

  • Réunions conjointes,
  • Appels téléphoniques,
  • Boites des suggestions,
  • Collectes des plaintes anonymes,
  • Missions d’évaluation conjointes,
  • Vidéos conférences,
  • Journal du projet,
  • Mediaş locaux (émissions radio),
  • Etc.
  1. Conclusion

Analyse participative des Capacités et des Vulnérabilités est la clé de la réussite des projets humanitaires et de développement. Elle permet aux parties prenantes à mieux identifier les risques, déterminer les capacités locales, les actions préventives et responsives pour réduire l’impact négatif des évènements ou des situations négatives sur les communautés. Cette analyse doit se faire tout au long du projet et doit inclure toutes les parties. Assurer une bonne communication permet à chacun dans ses responsabilités de s’impliquer activement tout en ajustant progressivement les actions aux objectifs face aux défis.  Chaque communauté a ses façons de voir les choses, c’est pourquoi avec l’assistance des experts, les risques sont facilement détectables et attaquables.

  1. Biographie sommaire

 

  1. H. de Dios (2002) Evaluation participative des capacités et des vulnérabilités : Manuel de l’EPCV. Oxfam GB.
  2. M. Estrella et H. de Dios (2002) Intégration de la gestion des catastrophes et du développement. Rapport final. Oxfam GB – Philippines.
  3. Rapport de la Conférence mondiale sur la réduction des catastrophes (Section 2-17) – A/CONF.206/6 – 16 Mars 2005.
  4. Terminologie SIPC/ONU
  5. Rapport de la Conférence mondiale sur la réduction des catastrophes (Section 2-17) – A/CONF.206/6 – 16 Mars 2005.

Vous enregistrer gratuitement à ce blog pour avoir des futurs articles et newsletters.

N’hésitez pas de nous contacter par courriers électroniques E-mail: girusempat@gmail.comFacebook: Patrick Girukwayo; Tweeter: @girusempat (Me Patrick Girukwayo) Linkedin : Me Patrick Girukwayo Sype : Mzee Patty 

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article